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Des animaux de compagnie dans les maisons de repos
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>Des animaux de compagnie dans les maisons de repos

Face à nos amis britanniques, les établissements de repos ou hospitaliers interdisent bien souvent la présence d’animaux au sein de leurs locaux souvent pour des raisons d’hygiène. Pourtant de nombreux experts sont tous d’accords sur un point: les animaux ont un effet positif sur la santé et le bien être des personnes âgées. De nombreux organismes comme l’association 30 millions d’amis, essaient de faire évoluer les mentalités pour encourager la présence d’animaux au sein de ces structures.

Un personne âgé face à un chat.
Anciens avec leurs animaux

Bénéficier de la compagnie d’un animal: des solutions existent

Pour une personne âgée, il est primordial de conserver certains points de repères lors du départ de son domicile dans lequel elle a vécue pendant plusieurs années et son entrée en maison de repos. La rupture est difficile, les habitudes et le changement d’environnement sont généralement très éprouvants. A cela s’ajoute parfois la séparation d’avec son animal de compagnie qui partageait son quotidien depuis des années.
Pourtant des solutions existent et certains centres ont déjà mis en place des moyens pour permettre à ces personnes de rester en contact avec des animaux. Par exemple, quelques structures acceptent les animaux personnels de ses résidents, d’autres autorisent les visites ponctuelles de l’animal à des heures précises. Il existe également des animaux « mascottes » qui appartiennent à tous les patients de l’établissement et qui a été spécialement choisit pour son rôle social, affectif et calme.
Certains ont même été formés pour devenir « chien thérapeute » afin de détecter les crises d'épilepsie par exemple. Enfin, quelques rares centres ont aménagé des parcs animaliers dans lesquels les personnes âgées sont en contact avec vaches, chèvres et poules.
 

Des animaux formés et soignés

En raison de normes excessivement strictes, ces heureux bénéficiaires sont encore rares en France. Le premier obstacle évoqué met en cause l’hygiène des animaux face à des personnes vulnérables et fragiles or un contrôle régulier de leur santé et un simple toilettage suffit pour pallier à ce problème. Un animal tatoué, vacciné, lavé et vermifugé 2 à 3 fois par an est parfaitement apte à séjourner ou visiter un centre médicalisé sans propager de microbe ou maladie.
Contrairement aux idées reçues, un animal n’augmente pas le travail du personnel puisque celui-ci est soit formé par un éducateur pour les animaux « mascottes » soit entretenu et soigné par le patient lui-même s’il s’agit de son animal. Il n’est pas non plus source de bruit ni encombrant si sa présence est encadrée et structurée convenablement.

Les chiens collectifs sont préalablement soumis à des tests d’aptitude opérés par un éducateur canin. Celui-ci contrôle les réactions de l’animal face à des situations particulières constatées dans ces centres. Il s’assure qu’il ne réagit pas de façon agressive, ou qu’il ne développe aucune crainte face aux comportements de personnes âgées qui pourraient lui paraitre inhabituelle et le perturber comme l’utilisation de cannes ou d’un fauteuil roulant.
 

Un thérapeute à quatre pattes

Nous le savons tous, il est insurmontable de se séparer définitivement de notre animal qui nous accompagne depuis de longues années. Pour les personnes âgées, la séparation est d’autant plus douloureuse qu’il s’agit souvent du seul petit être qui leur donnait un sentiment d’utilité et les gardait actif. Cette compagnie toujours présente, est donc source de dépression et de repli sur soi lorsque vient l’heure de se dire au revoir.
Depuis plusieurs années, de multiples expériences ont prouvé que le contact de l’homme avec l’animal diminue l’anxiété et la pression artérielle. Mais les bienfaits de l’animal ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Sa simple présence apporte bonheur, réconfort, combat la solitude et le chagrin. Il s’agit véritablement d’une arme antidépresseur qui contribue au bien-être des personnes âgées.

Qu’il soit personnel ou collectif, en sa présence, la personne lutte contre la perte d’autonomie et l’incite à communiquer et tisser des liens avec d’autres résidents pour combattre la solitude. L’animal est vecteur de stimulations émotionnelles et physiques et lui permet de structurer son quotidien par les besoins qu’il demande (promenades, repas, soins). Des séances de « zoothérapie » sont même organisées prouvant une fois de plus l’intérêt majeur de la présence d’un animal. La Cité saint Joseph, un modèle de réussite Cela fait maintenant 30 ans que le Centre de Personnes Agées Saint Joseph situé à Château-Gontier dans la Mayenne a mis en place un véritable dispositif pour accueillir les animaux personnels au sein de ses 95 chambres fonctionnelles et bien équipées. Les résidents majoritairement atteints de la maladie d’Alzheimer, ont la chance de pouvoir être en contact avec les animaux domestiques mais aussi les animaux de ferme puisque le centre a construit une petite ferme dans son parc de plusieurs hectares. Les personnes peuvent ainsi nourrir les animaux ou tout simplement leur rendre visite. Cette stimulation contribue ainsi à ralentir la progression de la maladie.
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