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Comment communiquer avec son chien?
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>Comment communiquer avec son chien?

La communication avec votre chien est compliquée ? Vous avez du mal à vous faire entendre de lui et il ne vous obéit pas ? Pour ce faire, il existe trois modes de communication entre le chien et son maître. Ces communications sont : verbal, para-verbal et non-verbal. Connaitre ces communications vous rendra la vie plus facile dans l’éducation de votre chien.

Un enfant qui essaie de dresser son chien
Éducateur communicant avec un chien

Comprendre et se faire comprendre

Pour communiquer avec son chien, il faut le comprendre et se faire comprendre et cette communication revêt une importance considérable chez les espèces sociales. Le chien ne peut pas accéder à toutes les subtilités de notre communication, alors ce sont les maîtres à faire attention à la cohérence de leur comportement et d’apprendre à « parler » chien.
Sans une communication claire, aucune éducation ni thérapie ne peuvent être mises en place. Les maîtres doivent avoir un langage adapté au chien. C’est au maître de se faire comprendre et d’apprendre aussi, à décoder les messages émis par son chien. Ce dernier n’a aucune capacité à s’adapter à notre mode de communication, en particulier le langage qui caractérise notre espèce. Le chien n’est pas un être humain doué de sentiments avec des capacités de réflexion.
Le maître, trop souvent « interprète » les signaux émis par son chien et cet anthropomorphisme est une source de malentendus et induira des quiproquos à l’origine de troubles du comportement comme des comportements d’agression, voire d’états anxieux. Les messages émis par l’homme ou le chien, sont mal interprétés.

Il existe trois modes de communications : le verbal, le para-verbal et le non-verbal
 

Le verbal

Il est important de souligner que la vision anthropomorphique de son chien favorise la formulation de messages verbaux qui sont parfaitement incompris par le chien. Le langage est une particularité humaine. Les chiens n’ont qu’un accès limité à la signification des mots (20 à 100 mots pour les plus doués). Les mots n’ont pas de sens et les phrases encore moins. Ils ne sont que des signaux sonores que le chien associera à une situation comme, « assis » « couché » « apporte ». Isolé de son contexte, le mot n’a aucune signification et ne constitue qu’un signal sonore. Quant aux phrases et aux discours, ils sont encore plus inaccessibles au chien. Il est important de ne pas décliner l’ordre sous différentes formes, car une minime variation peut entraîner une incompréhension du chien.
Les mots doivent être simples et il faut adopter toujours le même terme comme « assis » « couché », « panier », « à ta place » etc.
Un exemple de mauvaise communication : le maître dit « assis » puis s’énerve car le chien n’obtempère pas et dit « je t’ai dit de t’asseoir ». Les malaises les plus fréquents viennent de ce que les maîtres surestiment l’intelligence de leur animal et plus particulièrement sa capacité de compréhension du verbal. Ils se contentent de transmettre à leur chien des ordres verbaux et s’étonnent alors de l’absence de réponse.
 

Le para-verbal

En revanche, le chien est sensible au para-verbal c’est-à-dire, le ton sur lequel le mot est prononcé. Ce sont les caractéristiques de la voix : l’intonation, le rythme, les pauses, la force qui servent à punir ou à récompenser.
 

Le non-verbal

Ce sont les postures corporelles et les mimiques utilisées tant par l’homme que le chien. Les maîtres doivent décrypter les comportements de leur chien, ce qui implique de bien connaître les postures d’apaisement et de soumission du chien : cela aura, comme conséquences, d’interrompre et ainsi d’éviter un conflit.
 

La congruence ou cohérence

Toutes ces informations se complètent pour donner un sens au message. Ces trois modes de communication sont indissociables lors des contacts relationnels avec son chien. C’est la parfaite combinaison des trois qui attribuera son sens au message. Il faut donc bien connaître ce détail essentiel pour tout maître qui veut communiquer efficacement avec son chien. Le message émis par le maître doit être lisible (non mâchonné), congruent et reproductible.
Il faut que para-verbal et non-verbal expriment la même chose que le verbal, car la moindre contradiction entre ces types de message peut être une source de quiproquos.
Le chien peut être sourd, mais d’autres chiens, qui sont décrits comme « têtus », sont des chiens qui ne comprennent pas un message qui ne leur est pas adapté.
 

Quelques exemples de communication inefficace

Les difficultés du rappel 

Si on rappelle le chien de manière agressive, en hurlant et en s’énervant, le chien perçoit les gestes de son maître ainsi que son agacement dans la voix, alors le chien n’a pas envie de revenir. Si le chien tarde à venir, il ne faut surtout pas le punir, car il associera retour et punition. Dans tous les cas, il faut le récompenser, quel que soit le temps qu’il a mis pour revenir.

Autres exemples d’incohérence 

- caresser son chien quand il a peur, en fait c’est le réconforter dans sa peur - gronder un chien tout en le caressant
- réprimander son chien avec une voix suraiguë, tout en le regardant droit dans les yeux
- lui donner un ordre avec une voix douce
- le caresser quand il grogne.
C’est un exemple classique que l’on rencontre fréquemment en consultation. Le chien grogne sur le vétérinaire et le maître caresse son chien, pour le « calmer », tout en lui expliquant que cela « est pour son bien », avec une voix douce et chaleureuse ! Le maître renforce ainsi le comportement de grognement de son chien et entérine la situation.
- persévérer dans la punition alors que le chien émet des signaux de soumission et d’apaisement.
L’exemple classique est le cas du chien qui se soumet à l’ordre de son maître, en allant à son panier, tout en grognant : alors, les maîtres énervés d’entendre leur chien grogner, et pour eux leur tenir tête, augmentent leur agressivité en sanctionnant le chien dans son couchage et la situation ne fait que d’empirer. Rappelons que le panier est le refuge du chien, sa bulle, son lieu de soumission et qu’il faut impérativement arrêter de l’agresser lorsqu’il est dedans.

Les postures d’apaisement et de soumission chez le chien 

  • Corps affaissé, oreilles plaquées, queue entre les jambes
  • Regard détourné évitant celui de la personne considérée comme menaçante
  • Présentation du ventre et du cou, mictions
  • Aller à son panier

Dr Monique Bourdin
Comportementaliste

 

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